hauteur de marche normes et regles escalier

Hauteur de marche escalier : normes et règles de calcul

Faisons un jeu. Donnons une durée impartie de 10 secondes et demandons à plusieurs personnes de citer les éléments qui composent un escalier. Il est certain que les marches seront citées en premier, mais on peut être en peine de se rappeler ou de connaitre le mot giron, ou encore de parler de la possible contremarche ou du limon.

Ces mots sont connus des escaliéteurs et ces derniers se chargent d’appliquer une règle de calcul bien précise pour déterminer la hauteur de marche. Laquelle et pourquoi ?

Comment est déterminée la hauteur de marches d’un escalier ?

Les escaliéteurs procèdent-ils à la fabrication d’escalier selon des règles arbitraires ? Bien sûr que non. Ils se réfèrent à une loi ancienne, datant du 17ème siècle qui a transformé la façon de fabriquer, mais aussi d’emprunter les escaliers.

Avant cette période, les personnes pouvaient éprouver des difficultés à monter les marches car ces dernières étaient de hauteur et de profondeur variable.

La Loi de Blondel entendait créer une hauteur de marche telle qu’une personne ne devait pas faire d’effort en soulevant le pied. Cela devait se faire de manière naturelle. Pour cela, il fallait créer une formule car tous les escaliers sont différents en fonction du type choisi, du nombre de marches par volée etc…

M = 2h (pour hauteur) + g (pour giron) pour arriver à un résultat compris entre 60 et 64 cm ; sachant que le giron est de 21 cm dans un logement privé et de 28 au minimum dans un Etablissement Recevant du Public répond aux exigences de cette loi de construction.

Cela veut dire qu’une marche, en termes de hauteur, doit être comprise entre 17 et 20 cm pour que le fait de monter ou de descendre soit naturel.

On peut constater que les escaliéteurs doivent respecter différentes normes selon les clients avec lesquels ils travaillent : entreprises ou particuliers.

Les autres choses à connaitre pour avoir un escalier sécuritaire

Si l’on a compris pourquoi un escaliéteur réalise des marches qui font toutes la même hauteur, ce n’est cependant pas la seule chose qu’il respecte pour que ses clients empruntent leur escalier en toute sécurité, plus d’informations ici.

Il se doit aussi de proposer des éléments comme une rampe ou encore un garde-corps. On a tendance machinalement à utiliser la rampe ; même sans problème pour descendre l’escalier ; en posant sa main dessus.

Un réflexe salutaire quand on sent que l’on tombe, puisque cela permet de se retenir.
Eviter le basculement d’un corps est le rôle du garde-corps comme son nom le laisse supposer.

Là encore, il ne répond pas uniquement aux volontés de design. Il est impératif qu’on ne puisse pas monter dessus (cela concerne surtout les jeunes enfants) ce qui explique pourquoi ; s’il contient des barreaux ; que ceux-ci doivent être verticaux et non pas horizontaux.

En outre, l’écartement entre ces barreaux doit pouvoir empêcher un enfant d’y insérer la tête, prenant ainsi le risque qu’elle soit bloquée.

En ce qui concerne les matériaux, c’est sans doute le seul aspect avec parfois le type d’escalier que les particuliers peuvent choisir. Mais cela doit être fait selon le plus grand soin. Il est important de voir tous les aspects d’un matériau.

Si certains escaliers en béton ou en verre se veulent résolument tendance, on évite généralement de préciser que cela se paie au prix d’une imperméabilisation très régulière ou encore d’un nettoyage de tous les instants.

Somme toute, quand on les compare, l’escalier en bois semble celui qui présente le moins de défauts, sachant que l’entretien qu’il demande peut être réduit par le fait de le vitrifier, mais que l’on peut aussi prendre la décision de le peindre si on change de décoration.